La Bourse de New York a terminé la séance du 11 septembre en hausse, profitant d’une accalmie sur le marché pétrolier. Le Dow Jones a progressé de 0,98 %, le Nasdaq de 0,96 % et le S&P 500 de 0,86 %. Ce rebond intervient après trois séances consécutives de recul et reflète aussi des achats à meilleur compte.

Les prix du pétrole ont cédé environ 2,5 %, tout en restant à des niveaux élevés en raison des tensions persistantes au Moyen-Orient. L’annonce d’une rencontre entre l’Iran et plusieurs pays du Golfe au sujet du détroit d’Ormuz a ravivé l’espoir d’une avancée diplomatique. Pour les actions, la baisse de l’énergie réduit temporairement la pression sur les coûts et les anticipations d’inflation.

L’indice américain des prix à la consommation a augmenté de 3,4 % sur un an en août, comme en juillet. Sur un mois, la progression atteint 0,4 %, contre 0,1 % le mois précédent. Les investisseurs avaient déjà pris connaissance d’une accélération des prix à la production et anticipent désormais largement un resserrement monétaire lors de la prochaine réunion de la Réserve fédérale. La probabilité d’une hausse était évaluée à plus de 85 % par l’outil CME FedWatch cité dans l’article.

Le rendement du Treasury à dix ans évoluait autour de 4,97 %, signe que le soulagement boursier n’a pas provoqué de détente significative sur les taux. Parallèlement, les bons résultats d’Oracle ont soutenu l’enthousiasme pour l’intelligence artificielle. L’action Oracle a néanmoins terminé en baisse de 1,74 %, tandis que Dell a bondi de 11,98 %, AMD de 2,49 % et Alphabet de 1,53 %.

La séance montre un marché partagé entre détente pétrolière, appétit pour la technologie et crainte de taux plus élevés. La confirmation viendra de la Fed et de la réaction des rendements obligataires.