La Bourse de New York a fini en baisse jeudi avec le Dow Jones (-0,60%), le Nasdaq (-0,65%) et le S&P 500 (-0,58%). Les investisseurs s’inquiètent d’une conjonction défavorable : des prix du pétrole en forte hausse liés à l’impasse au Moyen-Orient et une hausse rapide des rendements obligataires. Le Brent a clôturé à plus de 107 $ le baril, signe que les cours pourraient rester durablement au‑dessus de 100 $.
La prime de risque sur les hydrocarbures s’est nettement accrue en raison d’un conflit persistant entre Washington et Téhéran, avec des affrontements armés autour du détroit d’Ormuz selon la source. Les acteurs du marché estiment que ni Washington ni Téhéran ne donnent de signe d’apaisement immédiat, ce qui maintient la pression sur l’offre et pèse sur le commerce maritime.
Côté macro, l’indice des prix à la production (PPI) américain a accéléré à +5,4% en glissement annuel contre +4,8% en juillet. Cette poussée a provoqué une forte réaction sur le marché obligataire : le rendement du bon du Trésor à 30 ans a grimpé à 5,37% (plus haut depuis 2007) et celui à 10 ans s’élevait autour de 4,96% contre 4,84% la veille. Les marchés augmentent leurs attentes d’un relèvement des taux directeurs par la Fed dès la réunion de septembre.
La hausse rapide des coûts d’emprunt pèse aussi sur les titres technologiques, dépendants de la dette pour financer leurs expansions en centres de données IA : Nvidia (-2,37%), AMD (-3,36%) et Micron (-4,90%) ont reculé. Même Macy’s a plongé (-4,70% à 20,50 $) malgré des résultats trimestriels en amélioration et une révision à la hausse de ses prévisions annuelles.
Les investisseurs guettent maintenant les chiffres de l’inflation au consommateur (CPI) publiés vendredi, présentés comme un indicateur clé pour ajuster les anticipations de resserrement monétaire et évaluer l’impact durable de la hausse des prix de l’énergie.


