Wall Street a clôturé en hausse lundi, soutenue par un regain d'optimisme autour de l'intelligence artificielle. Le Dow Jones a gagné 0,28 %, soit 146,42 points, pour terminer à 52 361,58 points. Le S&P 500 a progressé de 0,70 % à 7 676,77 points, tandis que le Nasdaq Composite a avancé de 0,83 % à 26 169,38 points.

Le principal catalyseur de la séance a été la publication du prospectus d'introduction en Bourse d'Anthropic. Le projet a ravivé l'intérêt pour les entreprises liées à l'IA, alors que le secteur reste au centre des anticipations de croissance et des dépenses d'investissement. Cette opération potentielle intervient au moment où les investisseurs s'interrogent sur la capacité des grands acteurs à transformer leurs investissements massifs dans les modèles, le cloud et les centres de données en bénéfices durables.

La dynamique n'a toutefois pas profité uniformément à toutes les valeurs technologiques. Meta a reculé de 1,9 % après avoir annoncé son intention de lever jusqu'à 95 milliards de dollars de capitaux propres. Ces fonds doivent financer son expansion dans les infrastructures d'IA, notamment les centres de données et la puissance de calcul. Le marché semble donc distinguer les perspectives de croissance du risque de dilution et de l'ampleur des besoins de financement.

Tesla a, de son côté, bondi de 5,2 % et atteint son plus haut niveau depuis plus de trois mois. Barclays a relevé sa recommandation de « neutre » à « surpondérer », fournissant un soutien direct au titre.

Pour l'investisseur, la séance confirme que l'IA reste un moteur majeur des indices américains, mais aussi une source de dispersion croissante. Les entreprises capables de démontrer une monétisation rapide peuvent être récompensées, tandis que celles qui sollicitent davantage leurs actionnaires risquent d'être sanctionnées. Cette distinction sera centrale pendant la saison des résultats.

Près d'un tiers des sociétés du S&P 500 doivent publier leurs comptes cette semaine, notamment Alphabet, Microsoft et Amazon. Leurs commentaires sur les dépenses d'infrastructure, les revenus issus de l'IA et les marges seront particulièrement surveillés.

La décision de la Réserve fédérale mercredi constitue l'autre rendez-vous majeur. Un statu quo est largement attendu après la hausse de septembre, mais les anticipations conservent la possibilité d'un nouveau relèvement en décembre et d'au moins deux hausses de 25 points de base d'ici mi-2027. Le reflux du pétrole a offert un soutien supplémentaire aux actions en atténuant temporairement les craintes inflationnistes. La poursuite du rebond dépendra donc autant des résultats technologiques que du discours de la Fed.