Les indices américains ont clôturé la semaine sur une note positive avant une séquence chargée en résultats et en statistiques. Le Dow Jones a progressé de 423,31 points, soit 0,83 %, à 51 654,95 points. Le S&P 500 a gagné 0,59 % à 7 811,54 points et le Nasdaq Composite 0,64 % à 27 366,17 points.

Sur la semaine, le S&P 500 avance de 1,15 %, le Nasdaq de 0,64 % et le Dow Jones de 0,93 %. Pour ce dernier, il s’agit de sa meilleure performance hebdomadaire depuis la semaine close le 7 août. La séance a été soutenue par la perspective du démarrage de la saison des résultats, même si le moral des ménages américains s’est dégradé davantage que prévu en octobre selon l’enquête préliminaire de l’Université du Michigan.

Les grandes banques ouvriront la saison avec Wells Fargo, Goldman Sachs, Citigroup, JPMorgan, Bank of America et Morgan Stanley. Ces publications seront examinées pour leurs indications sur le crédit, les consommateurs et les marchés de capitaux. Selon LSEG, les analystes anticipent une hausse moyenne de 30,6 % des bénéfices des entreprises du S&P 500 au troisième trimestre par rapport à l’an dernier.

Les attentes sont particulièrement fortes dans l’énergie, où la progression des bénéfices est estimée à 123 %, et dans la technologie, à 66,5 %. Ces prévisions élevées soutiennent les indices, mais elles créent aussi un risque de déception si les entreprises ne confirment pas leurs marges ou leurs perspectives.

L’inflation mensuelle sera l’autre test majeur. Elle influencera les anticipations de taux et les rendements obligataires, donc la valorisation relative des actions. Pour l’investisseur, la hausse de vendredi ne suffit pas à lever les risques : le marché proche de ses sommets devra désormais valider simultanément une forte croissance des profits et un scénario monétaire compatible avec des multiples élevés.