Les indices américains ont reculé mercredi, les investisseurs préoccupés par la hausse persistante des prix de l’énergie et les risques géopolitiques. Le Dow Jones a cédé 0,77%, le Nasdaq 0,64% et l’S&P 500 0,48%, reflétant une aversion au risque accrue alors que le baril de Brent a franchi le seuil symbolique des 100 dollars. Les tensions entre Téhéran et Washington, qui perturbent la navigation dans le détroit d’Ormuz, sont pointées du doigt comme moteur principal de cette envolée des cours pétroliers.

La flambée du carburant pèse déjà sur l’économie réelle : le diesel a atteint 5,94 dollars le gallon selon l’AAA, un coût important pour les transports et l’agriculture aux États-Unis qui peut se répercuter sur les prix à la consommation. Les intervenants évoquent le risque d’une inflation prolongée et d’un regain de pression sur les banques centrales, notamment la Fed, à l’approche d’une réunion cruciale la semaine prochaine. Les prochaines publications PPI et CPI pour la fin de semaine seront scrutées pour évaluer la trajectoire monétaire.

Sur le marché obligataire, le rendement du Trésor à dix ans a continué de grimper, atteignant 4,84% vers 20h30 GMT, contre 3,94% avant les premières frappes impliquant les États-Unis et Israël en Iran. Pour tenter d’apaiser les marchés, le Trésor américain a annoncé qu’il rachèterait d’ici jeudi jusqu’à 6 milliards de dollars d’obligations à long terme, avec d’autres opérations d’au moins 4 milliards programmées régulièrement jusqu’au début novembre.

Côté valeurs, Meta a bondi de 6,55% à 653,69 dollars après le lancement de son assistant IA Muse, entrant en compétition directe avec ChatGPT (OpenAI) et Claude (Anthropic). À l’inverse, SpaceX a reculé de 3,86% à 147,55 dollars, les détenteurs de stock-options pouvant exercer des ventes potentielles pour un montant total de 47,2 milliards de dollars.