Une heure avant l'ouverture, les contrats à terme donnaient le Dow Jones en tête (+0,4%), le S&P 500 en hausse modeste (+0,2%) et un Nasdaq 100 attendu à l'équilibre. Le contexte géopolitique pèse : l'Iran a mené une riposte visant des systèmes de communication et des hangars de bases américaines au Koweït et aux Émirats arabes unis, après des frappes américaines récentes. L'Organisation de coopération de Shanghai a apporté un soutien clair à Téhéran, ce qui a été interprété comme une opposition frontale aux États-Unis et un possible catalyseur pour la reprise des négociations autour du détroit d'Ormuz. Sur un ton plus politique, Donald Trump a proposé de renommer le détroit d'Ormuz « détroit de Trump ».

Les prix de l'énergie reflètent ces tensions : le Brent a grimpé à 96,5 USD le baril (+1,3%) et le WTI à 92,4 USD (+2%). Côté macroéconomie et marchés financiers, Goldman Sachs juge le scénario macro « relativement favorable » et conserve une position neutre sur les actions à 3 mois mais les surpondère à 12 mois, privilégiant l'Asie et les États-Unis et sous-pondérant l'Europe. La banque reste neutre sur obligations et matières premières à court et moyen terme, tout en sous-pondérant le crédit à 12 mois en raison de spreads serrés et d'un accroissement des émissions liées à l'IA.

Les taux souverains pèsent : le rendement du Treasury 10 ans atteint 4,78%, niveau inédit depuis janvier 2025, porté par une probabilité de hausse des taux de la Fed estimée à 60% pour la réunion du 16 septembre (contre 68% la veille). Les données macro récentes montrent des créations d'emplois décevantes (38 000 contre 47 000 attendues), des inscriptions au chômage à 206 000 (consensus 205 000) et un déficit commercial américain à 88,6 MdsUSD en juillet (consensus 90 MdsUSD, précédent 71,2 MdsUSD). L'ISM des services pour août est attendu à 54,3.