Les Bourses européennes ont profité d’une détente simultanée du pétrole et des rendements obligataires, tandis que les contrats à terme américains signalaient une ouverture contrastée. Le Dow Jones était attendu en hausse de 0,27 %, contre des replis de 0,08 % pour le S&P 500 et de 0,53 % pour le Nasdaq, au début de la saison des résultats des grandes banques américaines.
En Europe, le CAC 40 gagnait 0,13 % à 7 842,55 points vers 10 h 50 GMT, le DAX 0,36 % et le FTSE britannique 0,62 %. Le Stoxx 600 progressait de 0,36 % après avoir atteint 640,11 points, son plus haut niveau depuis le 6 octobre. La chimie avançait de 2,13 % et les banques de 0,50 %, alors que la technologie reculait de 1 %.
Les semi-conducteurs subissaient les inquiétudes liées aux progrès du chinois CXMT dans les mémoires. STMicroelectronics, Soitec et Infineon perdaient entre 1,71 % et 2,70 %, tandis qu’ASML cédait près de 2 %. Dans le luxe, LVMH reculait de 1,41 % après des ventes trimestrielles inférieures aux attentes ; Hermès, Kering et Richemont baissaient également. À l’inverse, Givaudan bondissait de 8,34 % après des ventes organiques supérieures aux prévisions.
Les obligations jouaient leur rôle de refuge. Le rendement américain à dix ans reculait à 5,1937 %, le Bund allemand à 3,4316 % et le taux français à dix ans à 4,823 %. La détente reste fragile après la forte tension observée depuis fin septembre.
Le Brent baissait de 1,89 % à 104,67 dollars et le WTI de 1,95 % à 91,92 dollars. Le dollar perdait 0,26 % face à un panier de devises, tandis que l’euro remontait à 1,1184 dollar. Pour les investisseurs, cette séance traduit davantage une rotation entre secteurs et actifs qu’un retour durable de l’appétit pour le risque.

