Les places européennes ont nettement reculé mercredi matin, avec Paris en tête (-1,59% pour le CAC 40) et un repli généralisé sur EuroStoxx 50 et Stoxx 600. Les futures américains anticipent aussi une ouverture en baisse, pénalisée par la progression des prix de l'énergie et par le recul récent des valeurs technologiques.

Le Brent a franchi la barre des 100 dollars le baril (100,76 $) et le WTI atteint 95,28 $, conséquence directe des échanges de tirs entre les États-Unis et l'Iran et d'attaques revendiquées la veille contre des installations en Arabie saoudite. Le Corps des gardiens de la révolution islamique a déclaré avoir frappé une base en Jordanie et plusieurs navires, accentuant les risques d'une perturbation durable de l'approvisionnement.

Cette montée de l'énergie alimente des inquiétudes inflationnistes et provoque une poussée des rendements souverains. Le Bund 10 ans grimpe à 3,4032%, l'OAT 10 ans progresse à 4,2872% et l'OAT 30 ans dépasse 5%. Aux États-Unis, le rendement du T-note à 10 ans s'établit à 4,8083%, avec des mouvements plus modérés mais sous surveillance à l'approche des publications PPI et CPI.

Sur les secteurs, le pétrole et le gaz tirent parti de la hausse du brut, tandis que le luxe est sanctionné: LVMH et Burberry reculent significativement après des abaisses de recommandations. Inditex perd du terrain après un bénéfice Q2 inférieur aux attentes. À l'inverse, Fortum bondit après un contrat d'électricité à long terme conclu avec Google, qui prévoit un important investissement IA en Finlande.

Les marchés surveillent de près la réaction des banques centrales. La BCE est attendue pour une hausse de 25 points de base, tandis que les prochaines publications américaines d'inflation et la décision de la Fed pourraient redistribuer les probabilités de trajectoire des taux.