La séance européenne se déroule sans tendance claire, les investisseurs attendant le rapport mensuel sur l'emploi aux États-Unis qui paraîtra à 12h30 GMT. Les contrats à terme signalaient ce matin une ouverture mitigée à Wall Street, avec un repli attendu pour le Dow Jones et de légères hausses pour le S&P 500 et le Nasdaq. À Paris le CAC 40 cédait 0,13% vers 8 275,94 points, tandis que Francfort progressait et Londres lâchait du terrain, traduisant un positionnement prudent avant les chiffres américains.
La prochaine réunion de la Fed (15-16 septembre) concentre l'attention: les commentaires de Christopher Waller, favorable à un maintien des taux si les nouvelles données confirment une désinflation, ont réduit les probabilités perçues d'une hausse en septembre (à 50,4% contre 63% auparavant selon FedWatch). Ce réajustement intervient après des prises de parole ambivalentes lors du symposium de Jackson Hole, qui avaient laissé entrevoir la possibilité d'un resserrement supplémentaire.
Les marchés restent sensibles aux risques géopolitiques, en particulier l'escalade entre les États-Unis et l'Iran. La récente envolée des cours pétroliers a ravivé des craintes inflationnistes, poussant certains rendements obligataires à des sommets. Malgré un apaisement relatif sur le marché obligataire, les maturités courtes, plus exposées aux anticipations de taux, continuent d'évaluer un risque de hausse.
Sur les valeurs européennes, Volkswagen a bondi après l'approbation d'un vaste plan de transformation impliquant potentiellement la suppression de près de 50 000 emplois; Vivendi reculait après un recul semestriel du chiffre d'affaires; GTT et Accor gagnaient suite à des relèvements de recommandation. Les marchés des changes et des matières premières ont également réagi: le dollar s'est apprécié, l'euro reculant légèrement, tandis que le Brent et le WTI reculaient modestement mais restaient en forte hausse sur la semaine.

