Les commentaires de Christopher Waller évoquant une préférence pour maintenir les taux ont déclenché une réaction prononcée sur les marchés. Les indices américains ont bondi de plus de 1 %, l’Europe et le Royaume-Uni ont progressé aussi, tandis que neuf secteurs du S&P 500 terminaient en hausse. Cette détente du risque s’est accompagnée d’un reflux général des rendements obligataires, notamment sur les échéances courtes américaines, et d’un aplatissement de la courbe qui s’est ensuite raidi sur certains points.

En devises, le yen a connu un retournement marqué, gagnant environ 2 % face au dollar pour s’établir proche de 155,30, son meilleur niveau à New York depuis le déclenchement du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Les anticipations de resserrement de la Banque du Japon et la crainte d’un dollar/yen au-dessus de 160 ont alimenté ce mouvement, sans évidence d’intervention officielle. L’indice du dollar recule et le bitcoin a repris du terrain en dépassant les 80 000 $.

Le papier met en lumière l’évolution de la demande pour les Treasuries : autrefois stabilisée par d’importantes réserves étrangères comme la Chine, la base d’investisseurs s’est transformée vers des acteurs plus volatils et endettés, amplifiant les mouvements de marché actuels. Les rendements des gilts ont aussi fortement baissé, reflétant un mouvement mondial de repli des taux.

Côté entreprises, l’actualité majeure a été l’annonce d’un rachat par Nvidia de Hugging Face pour 13 milliards de dollars, illustrant la dynamique de consolidation et d’expansion du groupe dans l’écosystème IA. Les opérations récentes de Nvidia et ses engagements financiers massifs amplifient les débats sur la durabilité des relations commerciales et le risque de « financement circulaire ». L’action a, malgré tout, rebondi après sa chute estivale.

Le message de fond : les marchés naviguent entre espoir d’un apaisement monétaire US et sensibilité extrême à quelques indicateurs clés, notamment l’IPC d’août, tandis que la structure des détenteurs d’actifs souverains accentue la volatilité observable.