Washington va annoncer prochainement de nouvelles mesures destinées à resserrer l’étau économique autour de Téhéran et des entités qui lui fournissent des accès commerciaux et financiers, a indiqué la source. Le secrétaire au Trésor cité par Reuters, Scott Bisnett, doit détailler ces initiatives lors d’une conférence de presse ; elles s’inscrivent dans une campagne américaine visant à accroître la pression sur l’Iran.
Le volet pétrolier est central : le pétrole iranien constitue l’un des leviers majeurs. D’après Kpler pour 2025, la Chine absorbe plus de 80 % des exportations pétrolières iraniennes par voie maritime, plaçant les raffineries indépendantes chinoises dites « raffineries de théières » en première ligne comme cibles potentielles des nouvelles restrictions américaines. Parallèlement, le blocus naval se poursuit et des sanctions plus strictes touchent les secteurs pétrolier, maritime et financier.
La situation intérieure iranienne se détériore : le président Massoud Pezeshkian a reconnu une aggravation des difficultés économiques et sociales, avec une inflation annuelle à 66 % en juillet, une inflation alimentaire à 128 % et le dollar approchant les 200 000 tomans sur le marché libre. Pezeshkian a évoqué le mémorandum d’entente avec Washington comme voie possible pour sortir de la situation de « ni guerre ni paix », bien que le délai de 60 jours fixé par ce texte soit expiré sans résolution sur des points clefs comme le détroit d’Ormuz.
Le cadre sécuritaire reste tendu : Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a menacé les pays participant à la campagne de pression en les qualifiant d’ennemis et en laissant entendre un possible blocage des livraisons de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz à ces pays. En parallèle, le Pakistan relance des efforts de médiation : la visite annoncée du chef d’état-major pakistanais à Téhéran s’inscrit dans des tentatives répétées d’Islamabad pour encourager une reprise des négociations entre Washington et Téhéran.


