Waymo franchit une nouvelle étape dans le financement de son expansion. La filiale d’Alphabet spécialisée dans la conduite autonome a conclu un prêt à terme de 5 milliards de dollars, son premier recours à la dette, pour étendre son service de transport autonome aux États-Unis et à l’international.
Le consortium de prêteurs réunit notamment PIMCO, Blackstone et Sixth Street comme chefs de file, ainsi que Capital Group, Loomis Sayles et T. Rowe Price parmi les principaux participants. Goldman Sachs a piloté l’opération. La présence de grands investisseurs institutionnels montre que Waymo peut désormais mobiliser du capital au-delà des apports de sa maison mère et des levées en fonds propres.
Le financement intervient après une levée de 16 milliards de dollars réalisée plus tôt en 2026, qui valorisait Waymo à 126 milliards. L’entreprise a lancé son activité dans une quinzième ville américaine le mois dernier et a annoncé une expansion à Singapour. Le prêt doit soutenir cette accélération, qui nécessite des véhicules, des infrastructures, des équipes opérationnelles et une capacité à ouvrir de nouveaux marchés.
Pour Alphabet, l’opération peut limiter la dilution liée à de nouvelles levées de fonds et partager le financement de Waymo avec des prêteurs externes. Elle crée cependant des obligations de remboursement et accroît l’exigence de génération de trésorerie. Les conditions financières précises du prêt n’étant pas indiquées, il n’est pas possible d’en mesurer le coût ni les contraintes.
La capacité de Waymo à convertir ses avancées technologiques en activité rentable reste le point central. Le montant levé donne davantage de moyens et de visibilité, mais il augmente aussi le capital engagé dans un secteur où l’expansion dépend des autorisations locales, de la fiabilité opérationnelle et de l’adoption par les utilisateurs.

