Wells Fargo gagnait 0,9 % à 81,14 dollars après le relèvement de la recommandation de Morgan Stanley, passée de « neutre » à « surpondérer ». Le courtier conserve un objectif de cours de 102 dollars, soit un potentiel théorique supérieur au cours observé au moment de la note, sans que cet objectif constitue une garantie.

La thèse repose principalement sur la marge nette d’intérêt, différence entre ce que la banque perçoit sur ses prêts et placements et ce qu’elle verse pour se financer. Morgan Stanley s’attend à ce que cette marge se stabilise avec le ralentissement de la croissance du bilan et le recours accru à des ressources moins coûteuses. Cette combinaison pourrait soutenir le produit net d’intérêt, composante centrale des revenus bancaires.

Le niveau plus élevé des taux est également présenté comme favorable à Wells Fargo, considérée par le courtier comme particulièrement sensible à l’évolution du rendement de ses actifs. Cette sensibilité peut toutefois jouer dans les deux sens : des taux plus hauts améliorent certains revenus, mais ils peuvent aussi ralentir la demande de crédit et augmenter les risques de défaut.

Le consensus reste majoritairement positif. Parmi les 26 courtiers recensés, 18 recommandent d’acheter le titre ou davantage et huit conseillent de le conserver. L’objectif médian ressort à 100 dollars. La valorisation s’établit à 10,28 fois le bénéfice par action attendu sur douze mois, très légèrement sous la médiane du secteur de 10,31 fois.

Cette décote limitée ne suffit pas à elle seule à créer une opportunité. L’action perd encore 13 % depuis le début de l’année, alors que l’indice bancaire du S&P 500 gagne 0,3 %. Les résultats du troisième trimestre, attendus le 13 octobre, devront confirmer la stabilisation de la marge, la maîtrise du coût du risque et la trajectoire des revenus.