## Verdict
**A+, A et A- : aucune.**
La séance américaine du 14 octobre a produit plusieurs baisses spectaculaires, mais aucune ne combine à la fois survente confirmée, volume véritablement capitulatif, news identifiable et fondamentaux suffisamment préservés.
| Valeur examinée | Baisse | RSI 14 | Volume relatif | Décision | |---|---:|---:|---:|---| | Dell Technologies | -11,27 % | environ 43 | environ 2,1 fois | Signal technique incomplet | | Hewlett Packard Enterprise | -8,28 % | environ 49 recalculé | environ 1,3 fois | Pas de capitulation confirmée | | CoreWeave | -15,46 % | environ 29 | environ 2,8 fois | Risque de crédit fondamental | | Oracle | -8,83 % | environ 40 | environ 1,6 fois | Baisse macrosectorielle | | Skydance | plus de -25 % affiché | Non pertinent | Élevé | Ajustement lié aux warrants |
### Dell : le dossier le plus proche du filtre, mais pas assez survendu
Barclays a abaissé Dell de Surpondérer à Pondération en ligne et ramené son objectif de cours de 603 à 574 dollars, en mettant en doute le calendrier d'une accélération significative de l'IA d'entreprise. L'action a ouvert à 547,99 dollars, touché 502,32 dollars et clôturé à 507,93 dollars, soit -11,27 %. Le volume atteint 11,75 millions de titres, environ 2,1 fois la moyenne des treize séances précédentes.
L'ampleur de la baisse est supérieure à la réduction de 4,8 % de l'objectif de cours, et aucune guidance d'entreprise n'a été abaissée. Barclays estime même que les estimations actuelles pourraient encore être dépassées. Néanmoins, le RSI 14 recalculé ressort autour de 43 et le titre avait progressé d'environ 300 % depuis janvier. Une partie du mouvement correspond donc à une compression de valorisation et à des prises de bénéfices sur un secteur déjà très tendu.
Niveaux à surveiller, sans en faire une recommandation active : 502,32 dollars comme plus bas ; 507,93 dollars comme pivot ; 548-550 dollars pour une première reprise ; 572-576 dollars comme résistance.
### Hewlett Packard Enterprise : baisse importante, volume insuffisant
HPE a clôturé à 63,11 dollars, en baisse de 8,28 %, après un plus bas à 62,62 dollars. Le volume de 25,34 millions de titres ne représente qu'environ 1,3 fois la moyenne récente, et le RSI 14 recalculé à partir des clôtures ressort proche de 49. Le déclassement de Barclays ne suffit donc pas à produire une véritable capitulation technique.
### CoreWeave : survente réelle, mais thèse fondamentale fragilisée
CoreWeave a perdu environ 15,5 %, avec un RSI proche de 29 et près de 95 millions de titres échangés. Le signal technique est fort, mais le catalyseur touche directement le financement du modèle : le rendement de certaines obligations a approché 15 %, le coût de protection contre le défaut a fortement augmenté et l'endettement est très élevé. Le carnet de commandes à long terme constitue un contrepoids, mais le risque de refinancement et de dilution empêche de qualifier le mouvement de simple sur-réaction.
### Skydance : baisse affichée trompeuse
La chute de plus de 25 % intervient après la distribution d'environ 470 millions de warrants aux actionnaires publics, chaque warrant donnant le droit d'acheter une action à 12 dollars pendant dix ans. Avec une action proche de 6,87 dollars et un warrant autour de 2,33 dollars, la valeur économique combinée reste voisine de 9,20 dollars, contre une clôture précédente ajustée autour de 9,07 dollars. Il ne s'agit donc pas d'une capitulation comparable aux autres dossiers. Le fort endettement du groupe ajoute par ailleurs un risque fondamental.
### France et Europe
Aucune capitulation française ou européenne suffisamment propre n'a été détectée sur la dernière séance cotée. Le STOXX 600 a au contraire progressé de 0,43 %, soutenu par ASML et la santé. Softcat a reculé d'environ 11 %, mais sa mise à jour signale un ralentissement attendu de la croissance ; le dossier ne présente pas encore de RSI et de volume relatif suffisamment consolidés pour être retenu.
### Contexte de marché
Le Nasdaq a chuté de 1,88 %, le S&P 500 de 1,11 % et l'indice des semi-conducteurs de 4,3 % après une inflation américaine supérieure aux attentes. Une grande partie des baisses observées relève donc d'un choc macro et sectoriel sur les valeurs IA sensibles au coût du capital, ce qui réduit la qualité des signaux idiosyncratiques.
