## Avis indicatif : À conserver

Cours de référence : 64,50 € au 27 août 2026.

## Thèse d’investissement

Pernod Ricard est devenu un dossier contrariant. La qualité des marques et la diversification géographique restent importantes, mais le secteur des spiritueux traverse une phase de déstockage et de faiblesse de consommation sans précédent depuis plusieurs années.

La thèse repose désormais moins sur la croissance que sur la capacité du groupe à protéger ses marges, accélérer les économies, réduire son endettement et profiter d’une reprise progressive de la demande.

## Résultats financiers

Sur l’exercice 2025-2026, le chiffre d’affaires organique recule de 3,9 % et de 14,2 % en publié. Le résultat opérationnel courant organique baisse de 5,2 %. Les États-Unis reculent d’environ 14 % et la Chine de 19 %, tandis que l’activité hors États-Unis et Chine progresse légèrement.

Le groupe a réalisé environ la moitié de son programme d’économies de 1 Md€ et prévoit désormais de l’achever en 2028, soit un an plus tôt. Le dividende est maintenu à 4,70 €, mais la dette nette reste supérieure à 10 Md€ et proche de 3,7 fois l’EBITDA.

## Valorisation

Le titre se négocie autour de 11 à 12 fois les bénéfices estimés, un niveau historiquement bas pour Pernod Ricard. Le rendement du dividende dépasse 7 % au cours de référence. Cette décote est attractive, mais elle reflète une vraie incertitude sur le calendrier de reprise et sur la capacité à réduire la dette.

## Catalyseurs

Une stabilisation aux États-Unis, un redémarrage progressif de la Chine, l’accélération des économies, une amélioration du mix produit, une éventuelle opération sur la filiale indienne et une détente sur les devises peuvent soutenir le titre.

## Risques

Le principal risque est que la faiblesse de la demande devienne structurelle. S’ajoutent les droits de douane, la montée des alternatives sans alcool, l’endettement élevé, la pression sur les marques premium et une possible réduction future du dividende.

## Niveaux techniques

Support : 58 à 60 €. Résistance : 70 €, puis 78 €. Un passage durable sous 58 € ouvrirait un nouveau risque baissier.

## Horizon

24 à 48 mois.

## Conclusion

La valorisation est désormais suffisamment basse pour limiter une partie du risque, mais la visibilité opérationnelle reste insuffisante pour adopter une position agressive. Nous privilégions la conservation en attendant des signes plus nets de stabilisation aux États-Unis et en Chine.

Cette analyse est fournie à titre pédagogique et informatif. Elle ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Tout investissement en actions comporte un risque de perte en capital.