La convention républicaine organisée exceptionnellement en vue des élections de mi‑mandat, qualifiée dans l’article de «Trump‑a‑Palooza», a mis le président Donald Trump au centre d’un événement très axé sur sa personnalité. Lors de son discours, M. Trump a affirmé que «le Canada veut vraiment un accord» et a fait allusion à son projet de rebaptiser le lac Ontario «lac Amérique». Ces propos interviennent au lendemain d’une escalade de sa guerre commerciale avec le Canada, et après l’échec des négociations commerciales entre Ottawa et Washington le mois dernier.
Malgré la montée des tensions bilatérales — droits de douane imposés par Washington et menaces d’annexion évoquées par le président —, de nombreux participants à Dallas ont minimisé l’enjeu. Des assistants comme Ken Moore ont qualifié la crise de «querelle familiale» et plusieurs ont dit ne pas suivre ou s’inquiéter des droits de douane; Brian Becker a déclaré se concentrer sur des questions locales comme le soutien aux pompiers. L’ambiance du rassemblement était largement festive, ponctuée de chants «U.S.A.» et d’un discours centré sur l’immigration, les critiques des démocrates et les promesses économiques de Trump.
Les enjeux électoraux toutefois tempèrent cet apparent désintérêt: les droits de douane et la rupture des relations avec le Canada sont perçus comme problématiques dans plusieurs États frontaliers où les sièges républicains sont fragiles. L’article cite l’inquiétude de la sénatrice du Maine Susan Collins, qui juge que les tarifs compliquent sa réélection, et rappelle que l’Alaska, l’Iowa, le Maine, le Michigan et l’Ohio dépendent fortement du commerce avec le Canada. Des candidats comme Mike Rogers (Michigan), loué par Trump, et son rival démocrate Abdul El‑Sayed rendent la question commerciale centralisée dans certaines campagnes.
Enfin, Trump a tenté d’attirer les électeurs en promettant un «dividende» Trump de 5 000 $ pour chaque adulte si les républicains gardaient le contrôle du Congrès — une promesse similaire à d’autres chèques évoqués antérieurement et censés être financés par les recettes des droits de douane, qui jusqu’ici ne se sont pas matérialisés. Les républicains évaluent le bénéfice politique d’être associés au président face aux risques électoraux liés à l’économie, à l’inflation et aux tarifs.

