Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham et le président français Emmanuel Macron se sont retrouvés à Londres pour des entretiens formels après avoir admiré la tapisserie de Bayeux au British Museum. Leur agenda comprenait principalement l’immigration, la relance des relations avec l’Union européenne et le soutien à l’Ukraine, sujets explicitement cités par les deux dirigeants.
Sur l’immigration, Londres met en avant la baisse des traversées de la Manche enregistrée cet été — le niveau le plus bas depuis 2019 — et s’appuie sur l’accord avec la France, reconduit pour trois ans en avril. Pour contrer les « méga‑canots », comme celui récent transportant 230 personnes, Downing Street a annoncé le déploiement prochain d’une équipe de 45 personnes sur les côtes nord‑ouest françaises, décrite comme “un quasi‑triplement” des moyens dans cette zone.
Concernant les relations avec l’Union européenne, Burnham a insisté sur la volonté de s’appuyer sur les avancées de son prédécesseur et a confirmé qu’un sommet franco‑britannique se tiendrait “plus tard dans l’année”. Il a toutefois pointé des désaccords potentiels, notamment le soutien de l’UE à l’industrie « made in Europe » et ses répercussions possibles sur la sidérurgie britannique.
Sur l’Ukraine, les deux pays évoquent un renforcement de l’aide à l’approche de l’hiver, alors que les frappes russes par drones et missiles balistiques augmentent et que les forces ukrainiennes manquent de munitions pour leurs systèmes antiaériens. Burnham, qui a visité Kiev le 24 août dans le cadre de la Coalition des volontaires co‑présidée par le Royaume‑Uni et la France, a réaffirmé l’importance de maintenir ce support.
La visite culturelle autour de la tapisserie, prêtée un an par la France, a servi de symbole: la pièce ouvrira au public le 10 septembre après son arrivée au British Museum en juillet, suscitant débats et soulagement quant à son bon état selon la ministre française de la Culture.


