Les marchés abordent la séance sans conviction nette. Les contrats à terme indiquent une ouverture presque stable pour le Dow Jones et le S&P 500, tous deux autour de +0,06 %, tandis que le Nasdaq est attendu en repli de 0,16 %. En Europe, le ton est mieux orienté : vers 11h22 GMT, le CAC 40 avance de 0,37 % à 7 831,82 points, le DAX de 0,75 % et le FTSE 100 de 0,79 %. Le Stoxx 600 progresse de 0,65 %.

La prudence reste toutefois dominante après l’annonce par Washington d’un accord entre Moscou et Kyiv sur les infrastructures énergétiques. Le président ukrainien Volodimir Zelensky a démenti l’existence de cet accord, tandis que le Kremlin a indiqué que les discussions se poursuivaient. En parallèle, les tensions au Moyen-Orient persistent, l’Iran jugeant insuffisante la réponse américaine à sa proposition concernant la réouverture du détroit d’Ormuz.

L’agenda macroéconomique immédiat est léger, mais la semaine sera marquée par les chiffres définitifs de l’inflation en Allemagne, en France et en zone euro, ainsi que par les prix à la consommation américains. Ces publications seront déterminantes avant les réunions de politique monétaire de fin octobre. D’après les données LSEG citées, les marchés attribuent une probabilité de 82 % à un maintien des taux de la Réserve fédérale et de 74 % à un statu quo de la BCE lors de leur prochaine décision.

Sur les marchés obligataires, l’écart de rendement entre la France et l’Allemagne à dix ans atteint 140 points de base. L’OAT française à dix ans rapporte 4,8747 %, contre 3,4640 % pour le Bund. Le dollar progresse de 0,17 % face à un panier de devises et l’euro recule à 1,1181 dollar. La saison des résultats ajoute un autre catalyseur, avec LVMH attendu après la clôture et les grandes banques américaines à partir de mardi.