Le candidat Horizons à la présidentielle, Édouard Philippe, préconise une remise à plat de l’assurance chômage pour réaliser des économies et encadrer les comportements jugés abusifs. Sa principale proposition consiste à aligner la France sur le modèle allemand en limitant à 12 mois l’indemnisation maximale des demandeurs d’emploi de moins de 50 ans ; aujourd’hui, les moins de 55 ans peuvent percevoir des allocations pendant 18 mois. Ce changement entraînerait une réduction de la durée d’indemnisation pour une grande partie des allocataires actuellement couverts par la règle des 18 mois.

Parallèlement, Philippe cible la progression des arrêts de travail : il cite une hausse de presque 40% en valeur entre 2019 et 2025 et estime le coût annuel à 17 milliards d’euros. Pour lutter contre ce qu’il qualifie « d’open bar » et de « chantage à l’arrêt maladie », il propose de renforcer les journées de carence d’ordre public, en rendant non indemnisés les deux premiers jours des arrêts ponctuels. Il met en avant l’impact de ces arrêts sur l’activité des entreprises, les administrations et « l’ambiance au travail ».

Le candidat mentionne aussi l’exemple espagnol, qu’il décrit comme plus généreux pour les congés longs mais plus strict pour les congés courts, pour justifier une distinction de traitement selon la durée des arrêts. Ces orientations seront débattues publiquement devant le Medef, où Philippe doit confronter ses idées avec d’autres candidats. Le contexte politique et social autour de ces propositions promet d’être sensible, car elles touchent à la protection sociale et aux revenus des chômeurs et salariés malades.

Les mesures combinent resserrement des droits au chômage pour une tranche d’âge précise et renforcement des sanctions financières à court terme sur les arrêts maladie, visant à réduire le coût pour les finances publiques et à modifier les comportements au travail.