Les principaux indices européens évoluent en ordre dispersé et dans des volumes limités avant la publication du communiqué de la Banque centrale européenne prévu à 12h15 GMT. À Paris, le CAC 40 reprend légèrement du terrain après la correction de la veille; Londres et Francfort affichent des mouvements quasi inexistants. Le Stoxx 600 progresse modestement, soutenu par les valeurs des ressources de base tandis que les titres de consommation restent à la traîne.

Les marchés sont confrontés à deux forces dominantes : un baril de Brent solidement au‑dessus de 100 dollars et des rendements obligataires en hausse, le Bund à dix ans approchant des plus hauts récents. Ces facteurs reflètent l'impact élargi des tensions au Moyen‑Orient et poussent les investisseurs à anticiper des réponses monétaires plus strictes. Les contrats à terme américains pointent toutefois vers un rebond à l'ouverture de Wall Street, après une séance précédente marquée par le repli lié aux tensions géopolitiques et aux mouvements sur le marché obligataire.

Sur le plan des attentes vis‑à‑vis des banques centrales, les marchés intègrent désormais la possibilité d'une nouvelle hausse des taux par la BCE, la Fed et la BoJ pour contenir l'inflation importée par l'énergie. Néanmoins, certains gérants estiment que la BCE pourrait choisir le statu quo en attendant des données supplémentaires, et que l'accent sera mis sur la communication, la fameuse approche « data dependent » de la présidence.

Côté valeurs, quelques mouvements notables : Eutelsat et Eiffage progressent après des contrats, Abivax gagne suite à une couverture d'analyste positive, tandis qu'Associated British Foods plonge à la suite d'une prévision de ventes comparables en baisse pour Primark. Parallèlement, les publications de PPI et CPI aux États‑Unis dans les prochaines 48 heures sont identifiées comme des éléments susceptibles d'influer rapidement sur le sentiment des marchés.