Wall Street évolue sans direction uniforme avant la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale. Peu après l’ouverture, le S&P 500 gagnait 0,16 % à 7 689,22 points et le Nasdaq progressait de 0,38 % à 26 267,46 points. Le Dow Jones reculait en revanche de 0,14 % à 52 287,66 points, pénalisé notamment par la baisse de Sherwin-Williams après des résultats inférieurs aux attentes.
Le repli du pétrole a soutenu l’appétit pour le risque. Le Brent baissait pour une deuxième séance consécutive, tout en restant proche de son plus haut niveau depuis la fin avril. Pour les marchés, une détente du brut peut réduire la pression immédiate sur l’inflation et sur les coûts des entreprises. L’effet reste néanmoins fragile, car les cours demeurent volatils dans un contexte de conflit persistant entre les États-Unis et l’Iran.
La Fed devrait largement laisser ses taux inchangés mercredi, après les avoir relevés le mois précédent. Les investisseurs anticipent toutefois au moins deux nouvelles hausses d’ici au milieu de 2027, les indicateurs d’inflation restant élevés. La réaction du marché dépendra donc moins du niveau décidé que du ton adopté sur la trajectoire future. Un discours plus restrictif pourrait peser sur les valeurs de croissance et tendre les rendements obligataires.
La technologie menait la progression parmi les onze grands secteurs du S&P 500, tandis que l’énergie restait en retrait. L’indice des semi-conducteurs avançait de 1,8 % et signait une troisième séance de hausse consécutive après plusieurs semaines difficiles. Tesla gagnait près de 3 %, prolongeant son rebond de la veille. Les valeurs de néo-cloud CoreWeave et Nebius progressaient également fortement.
Cette amélioration ne supprime pas les doutes sur l’intelligence artificielle. Les investisseurs attendent les résultats d’Alphabet, Microsoft et Amazon en fin de semaine pour vérifier si les dépenses massives se traduisent réellement par davantage de croissance. La hausse des coûts d’emprunt et le financement par la dette ont déjà fragilisé certaines opérations liées au secteur.
Pour l’investisseur français exposé aux actions américaines via un compte-titres, un ETF ou une assurance-vie, la séance invite à éviter les conclusions fondées sur les seuls indices. La participation du marché reste partagée et les résultats provoquent des mouvements très différents selon les sociétés. La Fed, le pétrole et les publications des grands groupes technologiques devraient rester les principaux catalyseurs à court terme.

