Wall Street s’oriente vers une ouverture prudente après les records inscrits la veille par le S&P 500 et le Nasdaq. À 7 h 17, heure de l’Est, les contrats sur le Dow Jones perdaient 0,58 %, ceux du S&P 500 0,32 % et ceux du Nasdaq 100 0,7 %.
Deux facteurs macroéconomiques concentrent l’attention. Le Brent a repassé le seuil de 100 dollars le baril sur fond d’inquiétudes concernant l’offre au Moyen-Orient. Parallèlement, le rendement du Treasury américain à 30 ans a atteint 5,71 %, son niveau le plus élevé depuis 2002. La combinaison d’une énergie chère et de taux longs élevés ravive le risque d’inflation et pèse sur les valorisations.
Les investisseurs attendent le compte rendu de la réunion de septembre de la Réserve fédérale, durant laquelle les taux avaient été relevés. Le marché anticipe largement un statu quo en octobre, mais n’exclut pas une nouvelle hausse en décembre. Cette incertitude pénalise surtout les segments sensibles au coût du capital : le Russell 2000 reste à plus de 8 % de son record, tandis que le S&P 500 équipondéré se situe à plus de 5 % de ses sommets.
En préouverture, Micron reculait de 3,1 % et AMD, Broadcom et Marvell perdaient entre 1,3 % et 2,1 %. Constellation Brands cédait 5,4 % après avoir abaissé sa prévision annuelle de marge opérationnelle. Le marché entre en outre dans la phase d’attente précédant les résultats du troisième trimestre, qui débuteront la semaine prochaine avec plusieurs grandes valeurs financières.
Pour les investisseurs, la séance met en évidence l’écart entre les indices dominés par la technologie et le reste du marché. La direction des taux longs, du pétrole et les indications de la Fed détermineront si ce mouvement reste une prise de bénéfices ou devient une correction plus large.

