La semaine à venir concentrera plusieurs catalyseurs majeurs pour les marchés américains. Environ un tiers des entreprises du S&P 500 doivent publier leurs résultats, tandis que la Réserve fédérale rendra sa décision mercredi. Les contrats à terme attribuent une probabilité inférieure à 10 % à une nouvelle hausse immédiate des taux, après le relèvement de septembre. Le marché envisage néanmoins plus nettement un nouveau tour de vis en décembre.
L’attention se portera surtout sur Alphabet et Microsoft mercredi, puis Amazon jeudi. Ces groupes font partie des hyperscalers qui investissent massivement dans les centres de données et les infrastructures d’intelligence artificielle. Leurs dépenses d’investissement cumulées devraient approcher 800 milliards de dollars cette année. Après les réactions négatives aux publications de Meta et Lam Research, les investisseurs ne se contentent plus d’une forte croissance : ils veulent mesurer le rendement économique de ces investissements.
La nervosité est visible sur le Nasdaq, qui a subi jeudi sa plus forte baisse quotidienne depuis juin avant de se stabiliser vendredi. Le S&P 500 conserve toutefois une progression de 11 % en 2026, soutenu par la croissance des bénéfices. Après plus de 100 publications, les profits du troisième trimestre sont attendus en hausse de plus de 32 % sur un an selon LSEG IBES.
D’autres résultats importants sont prévus, notamment ceux d’Intel, Sandisk, Eli Lilly, Caterpillar, Exxon et Chevron. Ils donneront une lecture plus large de l’économie, des semi-conducteurs à l’énergie.
Pour les investisseurs, la combinaison des résultats et de la Fed peut déterminer si le recul technologique récent devient une occasion d’achat ou le début d’une correction plus profonde. Les prévisions de dépenses, les marges et le discours monétaire compteront davantage que les seuls chiffres publiés.

