Baker Hughes prépare son retour potentiel dans le développement énergétique vénézuélien, mais sans annoncer à ce stade d’investissement ferme. Le groupe américain de services pétroliers a conclu un accord avec la compagnie publique PDVSA, l’ingénieriste Lindsayca et le développeur Fulcrum LNG afin d’étudier des infrastructures gazières intégrées. Un second accord avec New Stratus Energy vise à soutenir de futurs projets pétroliers et gaziers dans le pays.
Le premier partenariat doit réunir des compétences couvrant toute la chaîne du gaz : développement des ressources en amont, traitement, transport, valorisation, commercialisation et, éventuellement, exportation de gaz naturel liquéfié. Cette approche pourrait aider le Venezuela à mieux monétiser ses ressources gazières, au-delà de son industrie pétrolière historique.
Pour les investisseurs, le point central est toutefois la nature encore préliminaire de ces engagements. Chaque projet devra faire l’objet d’accords définitifs séparés et obtenir les approbations internes requises. Il restera aussi soumis au régime américain de sanctions et aux contrôles des exportations, notamment aux autorisations de l’Office of Foreign Assets Control du Trésor américain. Les conditions financières n’ont pas été communiquées.
Baker Hughes avait déjà indiqué voir une possibilité de revenus significative au Venezuela, tout en soulignant trois conditions : la sécurité, les conditions de travail des salariés et la clarté du cadre juridique et réglementaire. Le précédent des expropriations d’actifs étrangers demeure un élément important du risque pays. Chevron reste pour sa part la seule grande compagnie américaine à avoir maintenu une activité continue dans le pays en partenariat avec PDVSA.
Ces accords ouvrent donc une option commerciale à long terme pour Baker Hughes, mais leur traduction en commandes dépendra autant de la diplomatie et des licences américaines que de la qualité technique des projets.
