Marsh a interrogé 430 investisseurs institutionnels et gestionnaires de fortune représentant plus de 5 760 milliards de dollars d'actifs. L'étude montre un repositionnement des portefeuilles face aux tensions géopolitiques, à l'inflation et aux transformations liées à l'intelligence artificielle.

Au cours des douze derniers mois, 48 % des répondants ont revu leur exposition géographique, 37 % ont réduit le risque global et 38 % ont augmenté leurs liquidités. Pour les douze prochains mois, 51 % envisagent d'accroître leur allocation aux infrastructures, 47 % aux actions émergentes et 41 % aux actifs indexés sur l'inflation.

Le changement le plus marqué concerne les liquidités : 38 % prévoient d'en augmenter la part, contre 9 % en 2025. Parallèlement, 96 % déclarent être exposés aux marchés privés, mais les investisseurs deviennent plus sélectifs face aux valorisations élevées.

L'étude suggère une stratégie combinant protection à court terme, flexibilité et exposition aux grandes tendances structurelles, notamment les infrastructures liées à l'IA, aux centres de données et aux semi-conducteurs.