Base Electron a engagé le processus d’une introduction en Bourse aux États-Unis au moyen d’un dépôt confidentiel. Le nombre de titres proposés et leur prix n’ont pas encore été communiqués, ce qui empêche à ce stade d’évaluer la taille de l’opération ou la valorisation recherchée. Cette procédure permet néanmoins à l’entreprise de préparer son dossier avant une éventuelle publication des documents financiers.
La société est issue d’Applied Digital et a été créée pour fournir de l’énergie à des campus dédiés à l’intelligence artificielle dans le cadre d’accords distincts. Son activité consiste à développer, détenir et exploiter des infrastructures de production électrique pour les centres de données, les installations d’IA et d’autres grands sites industriels. Elle se positionne ainsi sur l’un des principaux goulets d’étranglement du développement numérique : l’accès à une puissance disponible, stable et déployable à grande échelle.
L’ampleur potentielle du marché attire les capitaux. PwC estime que les dépenses mondiales cumulées consacrées aux centres de données pourraient dépasser 30 000 milliards de dollars d’ici 2050. Base Electron a déjà approuvé en mars un accord de 2,4 milliards de dollars avec Babcock & Wilcox pour des équipements destinés à un projet énergétique de 1,2 gigawatt devant alimenter des campus d’IA d’Applied Digital.
Pour les investisseurs, le dossier combine une forte exposition à la croissance des infrastructures d’IA et un profil très capitalistique. La construction d’actifs énergétiques de cette taille nécessite des financements importants, des autorisations, des équipements et des délais d’exécution maîtrisés. L’intérêt de l’IPO dépendra donc moins du seul thème de l’IA que de la qualité des contrats, de la concentration des clients, de la structure de dette et de la rentabilité attendue des projets. Les futurs documents publics devront permettre de mesurer ces éléments avant toute comparaison avec d’autres opérateurs d’infrastructures numériques ou énergétiques.


