BASF étudierait un rapprochement avec son concurrent allemand Evonik, selon le Financial Times. Une telle opération constituerait une étape majeure dans la consolidation de la chimie européenne, secteur confronté à des coûts énergétiques élevés, une demande fragile et une concurrence internationale accrue.

Les informations disponibles indiquent que BASF aurait soumis une proposition à Evonik ainsi qu'à son principal actionnaire, la fondation RAG-Stiftung, qui détient 44 % du capital. Reuters rapporte toutefois qu'Evonik a déclaré ne pas avoir connaissance d'une approche de rachat, ce qui impose de considérer le scénario avec prudence.

Dette comprise, Evonik est valorisé autour de 12 milliards d'euros, tandis que BASF vaut environ 45 milliards d'euros hors dette selon la source. Une transaction nécessiterait probablement une prime attractive et pourrait faire l'objet d'un examen réglementaire approfondi.

En séance, Evonik gagnait environ 8,55 % à 19,68 euros tandis que BASF reculait de 1,80 % à 51,36 euros. Cette réaction est classique lorsque le marché anticipe une prime pour la cible et un coût potentiel pour l'acquéreur.