Bernstein a ajusté sa vue sur Whitbread Plc en relevant sa recommandation de « sous-performance » à « performance de marché » et en relevant son objectif de cours de 2 100 à 2 400 pence. L’analyste Richard Clarke justifie ce changement par la conviction que le nouveau « Accelerating Growth Plan » est réalisable et que le marché devrait anticiper un redressement à l’issue de ce plan, en dépit d’un creux opérationnel attendu à court terme.
Le plan révisé intervient après une hausse inattendue des taxes foncières, que Whitbread estime peser 110 millions de livres sur le bénéfice avant impôts de l’exercice 2031. Pour s’adapter, le groupe a abaissé certains objectifs et repoussé d’un an d’autres échéances. Bernstein note que le programme de cession des restaurants couvre désormais l’ensemble des établissements de marque et devrait générer un retour sur investissement « à deux chiffres bas », même si l’extension inclut des sites moins adaptés aux conversions en chambres.
Sur l’expansion internationale, l’objectif allemand est ramené à 18 000 chambres contre 20 000 précédemment, une cible qualifiée d’« ambitieuse mais désormais plus réalisable ». Pour le Royaume‑Uni, Bernstein anticipe un retour sur investissement situé entre la mi‑dizaine et les chiffres élevés, sous hypothèses de coûts conservatrices. L’activité opérationnelle reste solide, avec une croissance annuelle malgré des comparaisons exigeantes.
Côté risques, Bernstein souligne la vulnérabilité à une résurgence de l’inflation des carburants lorsque les couvertures expireront, et l’impact potentiel d’une taxe touristique comme celle introduite à Édimbourg (5 %), qui pourrait pousser les hôtels à absorber des coûts. Le courtier a aussi modifié sa méthode de valorisation, privilégiant désormais un multiple de 11,5 fois le bénéfice par action sur douze mois plus quatre ans, reflétant des résultats « normalisés » plutôt que le creux immédiat.

