La remontée des taux immobiliers se confirme en France. Les prêts sur vingt ans se négocient en moyenne autour de 3,6 % et certains professionnels envisagent un niveau proche de 4 % d’ici la fin de l’année si le coût de refinancement des banques continue d’augmenter.
Depuis le début de septembre, les barèmes bancaires auraient déjà progressé de 10 à 15 points de base. Sur un emprunt de 200 000 euros sur vingt-cinq ans, le passage d’un taux de 3,5 % à 3,65 % fait monter la mensualité hors assurance d’environ 1 058 à 1 074 euros et augmente le coût total du crédit de près de 5 000 euros.
Cette variation peut sembler limitée, mais elle devient déterminante pour les dossiers proches des plafonds d’endettement. Les banques renforcent parallèlement leur attention sur l’épargne disponible, le reste à vivre, la stabilité des revenus et l’apport personnel. Les ménages disposant de budgets serrés sont donc les premiers exposés à la dégradation des conditions.
Le marché immobilier ne compense pas entièrement ce choc par une baisse des prix. Depuis 2022, le recul national évoqué est de l’ordre de 3 à 4 %, avec des situations locales très différentes. Si les taux poursuivent leur hausse sans correction plus marquée des prix, l’accessibilité à la propriété pourrait de nouveau se dégrader.
