La séance parisienne ouvre dans le rouge ce mardi 18 août : vers 09h40 le CAC 40 perdait 0,18% à 8 563,26 points, après une clôture de la veille déjà marquée par un recul de 0,66%, soit la cinquième séance consécutive de baisse. Le recul reflète une nervosité générale liée à l'évolution géopolitique au Moyen-Orient, qui a empiré ces dernières heures et assombrit les perspectives de marché.

La reprise des tensions entre Washington et Téhéran est au cœur des inquiétudes. Donald Trump a indiqué lundi qu'il ne prolongerait pas la trêve de 60 jours prévue dans un protocole d'accord de juin, une trêve qualifiée d'« hors de propos » par l'Iran. Les déclarations de Trump, incluant une menace de frapper Oman en cas d'entrave aux intérêts américains, ont pesé sur l'appétit pour le risque ; Jochen Stanzl, analyste chez Consorsbank, souligne l'absence à ce stade d'une solution pacifique et les incertitudes autour du trafic dans le détroit d'Ormuz.

La remontée du risque géopolitique alimente la hausse des prix du pétrole, qui profite aux majors énergétiques. À Paris, TotalEnergies se détache en tête du CAC 40, gagnant 1,36% et atteignant 76,96 dollars. Cette hausse des cours du brut ranime les craintes inflationnistes et exerce une pression haussière sur les taux souverains.

Les rendements obligataires français montent : le taux à dix ans évoluait à 4,10% vers 09h40 (contre 4,07% en clôture la veille), tandis que le taux à trente ans atteint 4,90%, un niveau inédit depuis 2008. Ces mouvements signalent une érosion de la confiance sur la soutenabilité budgétaire à long terme et renforcent la volatilité sur les marchés actions et taux.