La Bourse de Paris avançait en début de séance le 23 septembre. Vers 9 h 50, le CAC 40 gagnait 0,47 % à 8 193,13 points, après une hausse de 0,20 % la veille à 8 154,91 points. Le repli des prix de l’énergie constituait alors le principal facteur de soutien, le Brent repassant sous le seuil des 100 dollars le baril.

Cette détente était liée aux signes de reprise du dialogue entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump avait indiqué que des responsables américains et iraniens avaient eu une discussion de trois heures jugée très positive par la partie américaine. Pour les marchés européens, fortement dépendants des importations d’énergie, une baisse durable du pétrole et du gaz réduirait une partie du risque inflationniste et du choc sur les marges des entreprises.

La réaction restait néanmoins prudente. Des prix énergétiques encore élevés peuvent maintenir les banques centrales sous pression, surtout si l’activité résiste. La question centrale est donc moins le mouvement ponctuel du pétrole que sa capacité à se stabiliser à un niveau plus bas. Le secteur bancaire contribuait à la hausse du CAC 40 en matinée. La séance devait ensuite rester dépendante des nouvelles diplomatiques concernant l’Iran et des anticipations de politique monétaire en Europe et aux États-Unis.

La suite de la journée a montré pourquoi cette prudence était nécessaire. Un mouvement favorable du pétrole en début de séance peut être rapidement compensé par une remontée des rendements obligataires ou par de nouvelles informations géopolitiques. Pour évaluer la tendance, la clôture et l’évolution du marché obligataire apportent donc davantage d’information qu’un point pris à l’ouverture.