La séance parisienne du 14 août s’ouvre dans l’incertitude: le CAC 40 évoluait près de l’équilibre à 8 642,75 points, reculant de 0,09% vers 10h40 (8h40 GMT), après une baisse de 0,28% la veille. Les marchés ont trouvé un motif d’apaisement dans des statistiques américaines montrant un infléchissement de l’inflation — l’indice des prix à la production (PPI) est resté stable en juillet, confirmant la direction prise par l’indice CPI publié la veille.

Cette détente sur le front inflationniste réduit la probabilité d’une hausse de taux rapide par la Fed dès septembre, mais les analystes nuancent la lecture: Andreas Lipkow (CMC Markets) rappelle que ces données ont été relevées alors que les prix de l’essence baissaient, ce qui peut biaiser l’amélioration apparente. Le pétrole reste néanmoins un facteur de risque important. Patrick Munnelly (Tickmill Group) souligne que le brut «reste un facteur de prudence», les investisseurs scrutant les niveaux des prix du pétrole.

Les tensions géopolitiques renforcent cette prudence: le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a menacé d’un isolement économique sévère contre l’Iran et de nouvelles mesures sont attendues «la semaine prochaine», en complément d’un blocus dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures. Munnelly note que la prime de risque liée au détroit d’Ormuz «n’a pas disparu», et que la dynamique actuelle pourrait se renverser si les cours de l’énergie remontaient vers leurs récents sommets.

Sur le front sectoriel, Valneva s’est distinguée en bondissant de 22,04% à 3,00 euros vers 10h50 après l’annonce que l’EMA a accepté d’examiner la demande d’autorisation du candidat‑vaccin Lyme développé avec Pfizer. Ce candidat avait montré «une forte efficacité» (>70%) lors d’un essai, même si le critère principal n’avait pas été atteint faute de cas suffisants, ce qui avait précédemment pesé lourdement sur le titre.