Les indices américains évoluaient en ordre dispersé lundi, partagés entre la remontée du pétrole, les attentes de résultats et plusieurs mouvements marqués sur les grandes valeurs technologiques. À 11 h 28 à New York, le Dow Jones avançait de 0,46 % à 51 891,40 points. Le S&P 500 reculait de 0,05 % à 7 807,50 points et le Nasdaq Composite perdait 0,33 % à 27 275,77 points.

Le Brent se négociait au-dessus de 106 dollars le baril, proche d’un sommet de deux semaines, après les frappes ayant visé l’aéroport international de Riyad durant le week-end. Cette tension énergétique alimentait les craintes inflationnistes. Elle était néanmoins partiellement contenue par l’annonce d’un accord visant à mettre fin aux attaques contre les installations énergétiques russes et ukrainiennes, dont les modalités restaient incertaines.

La hausse du brut favorisait le secteur énergétique du S&P 500, en progression de 1,4 %. Les services de communication gagnaient 1,5 %, portés notamment par Meta, en hausse de 3,9 %. À l’inverse, la technologie reculait de 1 % et l’indice des semi-conducteurs de Philadelphie chutait de 2,7 %, à son plus bas niveau depuis trois semaines.

Microsoft progressait de 1,4 % et retrouvait une capitalisation supérieure à 4 000 milliards de dollars après l’annonce d’un déploiement à grande échelle de ses propres puces d’intelligence artificielle. Salesforce gagnait 2,4 % après le relèvement de la recommandation de BofA Global Research, passée directement de « sous-performance » à « achat ». Ces deux titres contribuaient à porter le Dow Jones près d’un sommet de trois semaines.

L’attention se déplace désormais vers les résultats de Goldman Sachs, Citigroup et JPMorgan, puis vers les données d’inflation. Selon LSEG IBES, les bénéfices du S&P 500 sont attendus en hausse de 30,6 % au troisième trimestre. Une confirmation soutiendrait les valorisations élevées ; une déception pourrait élargir la baisse au-delà des semi-conducteurs.