Le CAC 40 a subi une semaine difficile, pénalisé par la remontée des taux à long terme et par le renchérissement de l’énergie. Le pétrole a dépassé 100 dollars le baril et le gaz naturel liquéfié en Europe a franchi 80 euros par mégawattheure, des niveaux qui alimentent les anticipations d’inflation. Cette combinaison pousse les investisseurs à demander davantage de rendement sur les obligations et réduit mécaniquement l’attrait relatif des actions les plus chèrement valorisées.

Les tensions avec l’Iran restent au centre du scénario de marché. Une atteinte durable aux infrastructures de production ou d’exportation d’énergie amplifierait le choc sur les prix. À l’inverse, une détente entre l’Iran et les États-Unis pourrait provoquer un reflux rapide du pétrole et du gaz, offrant un soutien aux secteurs consommateurs d’énergie.

La politique monétaire renforce la prudence. Après une hausse de taux de la BCE, Christine Lagarde a signalé que l’inflation pourrait rester trop élevée plus longtemps. Les marchés anticipent désormais trois relèvements supplémentaires, même si LBP AM juge ces attentes excessives. Aux États-Unis, le risque d’une hausse de la Fed dès sa prochaine réunion a également progressé.

Dans ce contexte, le CAC 40 perdait plus de 1 % sur la semaine au moment de la publication, mais les performances étaient très dispersées. Soitec avançait d’environ 10 %, TotalEnergies de 4 %, Viridien de 5 % et JCDecaux de 2 %. À l’opposé, LVMH reculait de 3 % et Hermès de 4 %. Ces mouvements illustrent une rotation vers les titres capables de bénéficier du choc énergétique ou de catalyseurs propres, tandis que le luxe et les valeurs sensibles aux taux restent sous pression.

La publication évoque aussi TotalEnergies, Capgemini, STMicroelectronics, Sopra Steria, Scor, Publicis, Eurazeo, Teleperformance, Accor, Exosens, Lisi et Rexel, sans fournir dans cet extrait de recommandation détaillée pour chacune.