Le mois d’août 2026 a été particulièrement favorable à l’or. Le métal a gagné 9,67 % sur le mois et a clôturé à 4 437,38 dollars le 31 août, selon les données citées par l’auteur. Le mouvement s’est déroulé en deux temps : d’abord avec les espoirs d’apaisement autour du détroit d’Ormuz, puis après l’annonce, le 19 août, d’un élargissement des rachats d’obligations américaines à long terme. La baisse des rendements qui a suivi et la faiblesse du dollar ont soutenu le cours de l’or.

D’autres facteurs ont alimenté la demande. La Banque populaire de Chine avait prolongé en juillet sa série d’achats d’or à vingt et un mois consécutifs. Dans le même temps, les inquiétudes liées à la dette fédérale américaine ont entretenu l’intérêt pour les actifs perçus comme une protection contre la dépréciation monétaire.

Le parcours n’a toutefois pas été linéaire. Après un sommet mensuel de 4 657 dollars atteint le 25 août, l’or a rendu une partie de ses gains. Les déclarations du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, sur la persistance possible de l’inflation ont renforcé les anticipations de hausse des taux avant la réunion du 16 septembre, ce qui a pesé sur le métal.

Les sociétés aurifères ont profité plus fortement de la hausse : l’indice MarketVector Global Gold Miners a progressé de 20,29 % en août. Cette amplification tient au levier économique des producteurs, dont les marges et les flux de trésorerie peuvent croître rapidement lorsque le prix de l’or augmente. Mais ce mécanisme fonctionne aussi en sens inverse. Le coût d’extraction, la qualité de la gestion, les contraintes réglementaires et les risques juridictionnels peuvent accentuer les baisses. L’argument d’une décote du secteur repose donc sur une appréciation de l’auteur et ne garantit ni un rattrapage des valorisations ni une performance future.