Medincell progressait encore de 2,17 % à 27,34 euros, après une envolée de 16,05 % la veille et une hausse de 3,87 % lors de la séance précédente. Le marché se positionne avant une décision attendue de la Food and Drug Administration américaine sur l’Olanzapine-LAI.
Ce traitement mensuel de la schizophrénie chez l’adulte est administré par injection sous-cutanée. Il est développé par Teva à partir de la technologie d’injection prolongée de Medincell. Une autorisation permettrait au produit d’accéder au marché américain et déclencherait une nouvelle phase centrée sur le lancement commercial, les prescriptions et les redevances potentielles.
Portzamparc estime que les résultats de phase III soutiennent une issue favorable. La société de Bourse anticipe un pic de ventes de 2,4 milliards de dollars et une montée en puissance plus rapide que celle d’Uzedy, un autre traitement de Teva utilisant la technologie de Medincell. Elle justifie cette hypothèse par l’absence de concurrence comparable mentionnée dans son analyse.
La recommandation reste à l’achat et l’objectif de cours passe de 30 à 31,40 euros. Portzamparc indique qu’il pourrait atteindre 33 euros en cas de succès réglementaire. Ces cibles restent des estimations d’analyste et ne préjugent ni de la décision de la FDA ni du rythme réel d’adoption par les médecins.
Après plusieurs séances de forte hausse, une partie du scénario positif est déjà intégrée dans le cours. Le risque est donc asymétrique à court terme : une approbation peut encore soutenir la valeur, mais un retard, une demande d’informations supplémentaires ou un refus pourrait provoquer une correction importante. Les investisseurs doivent aussi surveiller les conditions exactes de l’étiquette, qui influencent l’utilisation commerciale du produit.


