Les États-Unis ont annoncé un nouveau train de sanctions « secondaires » visant non pas directement l’Iran mais les acteurs économiques et les États qui continueront d’échanger avec Téhéran. Le Trésor, incarné par Scott Bessent, a cité des secteurs ciblés — or, technologies, actifs numériques, aviation et transport maritime — sans indiquer de calendrier d’entrée en vigueur ni la liste des pays susceptibles d’être sanctionnés.

Washington menace d’aggraver l’isolement de l’Iran en ostracisant les États qui n’appliqueraient pas ces mesures, évoquant même la possibilité d’exclure des contrevenants du système dollar. Le message vise autant à dissuader des partenaires stratégiques comme la Chine qu’à accentuer la pression économique pour obtenir des concessions politiques ou militaires de Téhéran.

Face à ces menaces, les autorités iraniennes dénoncent un « aveu de défaite » américain et promettent de contrer les mesures. Le ministre de l’Économie affirme qu’un plan sur deux ans est prêt pour amortir l’impact, tandis que le président reconnaît des difficultés réelles dans la société. Pékin a déjà jugé inefficace une simple pression économique pour stabiliser la région.

Sur le terrain régional, le blocus quasi continu du détroit d’Ormuz par l’Iran depuis six mois a réduit fortement les flux pétroliers et contribué à la flambée des cours. Les exportations pétrolières iraniennes se sont effondrées, selon Kpler, et l’économie nationale subit une inflation et une dévaluation monétaire marquées, accentuant la fragilité intérieure.

Les initiatives diplomatiques poursuivent néanmoins des voies parallèles: discussions bilatérales et visites régionales (Pakistan, Oman) et un protocole d’accord évoqué mi-juin censé ouvrir une issue. Mais l’impasse demeure, entre pression américaine accrue et volonté iranienne de préserver des options stratégiques et commerciales.