Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a déclaré que tout pays prenant part à des restrictions économiques contre l’Iran serait considéré comme un ennemi. Le message vise les États susceptibles de rejoindre ou d’appliquer des sanctions et durcit la communication de Téhéran.
Cette prise de position intervient alors que les États-Unis cherchent à accentuer l’isolement économique de l’Iran. Plusieurs partenaires commerciaux, notamment en Asie et dans le Golfe, doivent arbitrer entre leurs relations avec Téhéran, le respect des sanctions et la protection de leurs chaînes d’approvisionnement.
Le détroit d’Ormuz reste un point central du risque. Une détérioration de la situation pourrait affecter le transport maritime, les assurances, le raffinage et les flux pétroliers. Il faut toutefois distinguer la portée politique d’une déclaration des mesures concrètes qui pourraient suivre. Aucun effet précis sur les flux ne peut être déduit du seul avertissement.
Pour les marchés, l’enjeu sera la réaction des pays concernés, l’évolution des sanctions et tout changement observable dans les mouvements militaires ou commerciaux. Une désescalade diplomatique réduirait la prime de risque, tandis que des restrictions supplémentaires ou des perturbations maritimes pourraient accroître la volatilité de l’énergie et des actifs régionaux.


