Les nouvelles sanctions américaines contre le secteur aérien iranien commencent à produire des effets opérationnels. Le Trésor américain avait annoncé que les compagnies iraniennes seraient visées et avait menacé de sanctions les acteurs continuant à entretenir des liens avec ce secteur, placé sur liste noire au début du mois de septembre.

L’aéroport de Bagdad a cessé d’accueillir des vols en provenance d’Iran. L’aviation civile iranienne a évoqué la possibilité de rediriger certaines liaisons vers Najaf, mais la position officielle du gouvernement irakien n’était pas encore publiée au moment de la source. Mascate n’accueillait plus non plus d’appareils iraniens, tandis que certaines autres destinations, dont Istanbul, restaient programmées. La Géorgie avait déjà interdit les vols iraniens et Mahan Air avait suspendu ses liaisons vers la Turquie à la demande des autorités turques.

L’aviation iranienne fait face depuis plusieurs années à différentes sanctions internationales. Le pays compte 27 compagnies, dont la majorité opère sur le marché intérieur. Iran Air et Mahan Air assurent l’essentiel des liaisons internationales, notamment vers des pays voisins, la Russie et la Chine. L’effet réel du nouveau dispositif dépendra donc de son application par les États, les aéroports, les sociétés de services et les partenaires commerciaux.

La réaction des pays voisins sera déterminante pour mesurer l’efficacité des sanctions. Si les interdictions restent limitées à quelques aéroports, les compagnies peuvent chercher des itinéraires de substitution. Si elles s’étendent aux services au sol, aux assurances, aux paiements et à davantage de destinations, la pression opérationnelle sur le secteur aérien iranien serait nettement plus forte.