La hausse du pétrole a remis les valeurs énergétiques américaines au premier plan lundi. L’indice sectoriel du S&P 500 avançait de 1,4 %, dans un marché où les tensions autour de l’Arabie saoudite ont pris le dessus sur les facteurs susceptibles d’accroître l’offre.
Le Brent progressait de 1,8 % à 106,60 dollars le baril après avoir atteint son niveau le plus élevé depuis le 29 septembre. Le West Texas Intermediate gagnait pour sa part 1,9 % à 93,63 dollars. Les cours évoluaient ainsi près de leurs sommets de deux semaines, malgré la perspective de nouvelles exportations russes de diesel et un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine portant sur les infrastructures énergétiques.
Ce regain de tension sur le brut a profité aux poids lourds du secteur. Chevron avançait de 1,4 % et ExxonMobil de 1,8 %. Parmi les producteurs davantage exposés au prix du baril, Diamondback Energy, APA, Occidental Petroleum et ConocoPhillips gagnaient entre 1,8 % et 2,5 %, ce qui les plaçait parmi les meilleures performances de l’indice énergétique.
Les raffineurs participaient aussi au mouvement, mais de façon plus modérée : Phillips 66 progressait de 1,4 % et Marathon Petroleum de 0,9 %. Pour les investisseurs, la séance illustre la sensibilité immédiate du secteur aux risques pesant sur les approvisionnements. Une hausse durable du brut peut soutenir les flux de trésorerie des producteurs, mais l’effet sur les raffineurs dépend aussi de l’évolution de leurs marges, et pas seulement du prix de la matière première.
La prochaine étape consiste à déterminer si la prime géopolitique se maintient ou si les perspectives d’offre reprennent rapidement le dessus. La réaction des cours du Brent et du WTI donnera le ton aux valorisations du secteur à court terme.

