Les dividendes versés par les principales sociétés cotées françaises ont atteint 70,4 milliards de dollars au deuxième trimestre, soit environ 61 milliards d’euros. Ce montant place la France au premier rang européen et au deuxième rang mondial, selon une étude publiée le 15 septembre par Janus Henderson et fondée sur les 1 500 plus grandes capitalisations boursières.

En Europe, l’Allemagne arrive derrière la France avec 51,3 milliards de dollars distribués. L’Italie totalise 17,5 milliards et l’Espagne 13,2 milliards. À l’échelle mondiale, seuls les États-Unis font davantage, avec 177,2 milliards de dollars.

Le classement français est en partie porté par un versement exceptionnel de Bolloré SE, évalué à 4,2 milliards d’euros. Une partie de cette somme revient à des sociétés appartenant au périmètre du groupe, ce qui invite à distinguer les flux exceptionnels de la progression régulière des dividendes ordinaires.

Sanofi figure également parmi les contributeurs importants. Son dividende par action a augmenté de 5,1 %, une évolution associée dans le rapport aux ventes de Dupixent, qui ont dépassé 4 milliards d’euros. Plus largement, le secteur financier constitue le premier contributeur mondial avec 239,7 milliards de dollars distribués, en hausse de 8,1 % sur un an.

Au niveau mondial, les dividendes ont progressé de 7,3 % pour atteindre 757,8 milliards de dollars. Les rachats d’actions ont augmenté plus rapidement, de 26,8 %, à 572 milliards de dollars. Les groupes technologiques ont représenté 121 milliards de dollars de ces rachats. Ces chiffres montrent l’ampleur des retours aux actionnaires, mais une distribution élevée ne garantit ni sa répétition ni une performance boursière future.