Le rendement du dividende mesure le dividende annuel rapporté au cours de l’action. Une action cotant 50 € et versant 2 € de dividende annuel affiche ainsi un rendement de 4 %.
Ce pourcentage est utile pour comparer des actions distributrices, mais il peut être trompeur. Si le cours d’une action chute fortement alors que le dividende passé reste inchangé, le rendement affiché augmente mécaniquement. Cela peut donner l’impression que l’action est devenue très attractive alors que le marché anticipe peut-être une détérioration de l’activité.
Il faut donc vérifier si le dividende est soutenable. Parmi les éléments à regarder figurent les bénéfices, le free cash-flow, le niveau d’endettement et le taux de distribution. Une entreprise qui distribue durablement plus de cash qu’elle n’en génère peut être contrainte de réduire son dividende.
Le dividende n’est pas non plus un rendement garanti. Une société peut le réduire, le suspendre ou l’augmenter selon sa situation financière et les décisions de ses dirigeants.
À retenir : un rendement élevé n’est pas forcément une bonne affaire. La qualité du dividende compte davantage que le pourcentage affiché à un instant donné.
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