Marine Le Pen veut placer le logement parmi les principaux chantiers d’un éventuel quinquennat. Lors d’un meeting à Hénin-Beaumont le 13 septembre, elle a structuré ses propositions autour de trois objectifs : faciliter la construction, mieux utiliser le parc existant et encourager l’accession à la propriété. Elle souligne que le logement peut représenter un tiers du budget de certaines familles.

Pour augmenter l’offre, la candidate propose une vaste transformation de bureaux en logements. Elle souhaite aussi alléger les normes jugées non indispensables, réduire les délais administratifs et simplifier les procédures. Le dispositif de zéro artificialisation nette, qui encadre la consommation de nouveaux espaces, serait supprimé selon le programme présenté.

Sur la rénovation, le diagnostic de performance énergétique deviendrait incitatif plutôt que contraignant. Un prêt à taux zéro serait proposé aux ménages souhaitant financer des travaux de rénovation, électrifier leur chauffage ou installer une climatisation. L’annonce ne précise pas le plafond, les conditions de ressources, la durée ni le coût budgétaire de ce financement.

Pour faciliter l’accession à la propriété, Marine Le Pen veut rendre obligatoire la portabilité des prêts immobiliers antérieurement souscrits à des taux plus favorables. Un emprunteur pourrait ainsi conserver les conditions de son ancien crédit lors d’une nouvelle acquisition, sous réserve des modalités qui seraient retenues dans la loi. La proposition vise à réduire l’effet de taux plus élevés sur la mobilité résidentielle.

Le programme prévoit enfin de renforcer la protection de la propriété contre les squats et les occupations illicites. Sur le logement social et les aides personnelles au logement, il introduit des critères de priorité liés à la nationalité. L’ensemble reste à ce stade un projet de campagne : son effet sur les transactions, la construction, les finances publiques et l’offre locative dépendrait du texte final, de son financement et de son adoption.