Le marché français du logement neuf reste confronté à une demande fragilisée par le coût du crédit et la pression sur le pouvoir d'achat. Les derniers chiffres publiés par Nexity illustrent cette situation : le promoteur fait état d'un recul de 17 % des réservations de logements sur les neuf premiers mois de 2026, dans un contexte de remontée des taux d'intérêt.
Les difficultés touchent particulièrement les ménages qui souhaitent accéder à la propriété. Selon les données communiquées, les réservations réalisées par des particuliers diminuent de 10 % sur la période, à 3 094 logements. Les ventes aux accédants reculent de 18 %, alors que celles destinées aux investisseurs particuliers progressent légèrement, de 1 %.
La direction de Nexity évoque une augmentation des refus de prêts immobiliers. Les taux des crédits se situeraient actuellement entre 3,2 % et 3,5 %, d'après les éléments rapportés dans l'article source. Il s'agit d'une fourchette indicative, non d'un taux accessible à tous les emprunteurs : les conditions dépendent notamment du dossier, de la durée et de l'apport personnel.
Le troisième trimestre confirme la faiblesse du marché, avec 1 536 réservations tous clients confondus, soit 46 % de moins qu'un an auparavant. Le promoteur envisage une nouvelle adaptation de son organisation, notamment une revue de certaines activités hors promotion immobilière. Il maintient néanmoins ses objectifs annuels pour 2026, malgré une baisse de 17 % de son chiffre d'affaires sur neuf mois.
Pour les ménages, ce contexte rappelle que la capacité d'emprunt peut évoluer rapidement lorsque les taux remontent. Pour les investisseurs immobiliers, les éventuelles incitations fiscales ne suffisent pas à garantir la rentabilité d'un projet : le prix d'achat, les loyers, les charges, la fiscalité et les perspectives locales restent essentiels.
En Bourse, l'attention portera sur la stabilisation des réservations, les ajustements de coûts et la capacité de Nexity à traverser durablement le ralentissement.


