Le marché de l'investissement locatif souffre depuis plusieurs mois : les inquiétudes sur la conjoncture économique et les risques d'impayés poussent de nombreux potentiels acheteurs à ralentir leurs démarches. Avec l'échéance présidentielle, ce comportement se renforce ; 21% des personnes interrogées déclarent vouloir décaler leur projet après le scrutin, contre 12% qui envisagent de l'anticiper.
L'étude Maslow.immo met en lumière les facteurs qui pèsent aujourd'hui dans la décision d'investir. La confiance en l'avenir, la fiscalité et la situation économique sont centrales : 34% des répondants lient leur confiance à la conjoncture générale, 26% à la fiscalité immobilière. Les risques opérationnels occupent aussi une place importante, 40% citant la crainte des impayés ou du squat comme frein majeur.
Les contraintes financières restent déterminantes : 39% pointent le prix des biens, 34% les taux d'intérêt, 27% les charges et la taxe foncière, et 25% le manque d'apport. En conséquence, 64% des acquéreurs potentiels prévoient de consacrer moins de 150 000 euros à leur achat. Malgré ces freins, l'immobilier conserve une image de refuge : un Français sur deux le juge attractif pour se constituer un revenu futur et lutter contre l'inflation, et 11% le jugent très attractif.
Enfin, les attentes vis-à-vis des candidats sont orientées vers des mesures de protection et de soutien : 23% réclament davantage de protection contre les impayés et le squat, 22% souhaitent une baisse des prix et 17% une baisse des taux de crédit. Parallèlement, un Français sur cinq envisage de se lancer dans l'investissement locatif dans l'année à venir, et 68% estiment que les bailleurs privés jouent un rôle essentiel sur le marché locatif.


