La hausse du coût de la vie revient au premier plan dans un contexte de nouvelle tension sur l’énergie. L’éditorial de La Dépêche rappelle que les Restos du Cœur ont servi 161 millions de repas l’hiver dernier et que leur prochaine campagne pourrait concerner près de 1,5 million de personnes. Ces chiffres illustrent la fragilité persistante d’une partie des ménages.

La flambée récente des carburants accentue cette pression, notamment pour les personnes dépendantes de leur voiture pour travailler. Le choc énergétique se diffuse ensuite au reste de l’économie par les coûts de transport et de production. La question centrale est donc moins la seule hausse du pétrole que sa durée et la vitesse avec laquelle elle se transmet aux prix de détail.

L’éditorial met également en avant l’asymétrie habituelle des prix : les hausses de coûts sont souvent répercutées rapidement, tandis que les baisses se transmettent plus lentement. Cette inertie nourrit le sentiment de perte de pouvoir d’achat, notamment dans l’alimentation. Le manque de transparence sur les marges entre producteurs, intermédiaires et distributeurs complique par ailleurs l’analyse de la formation des prix.

Le contexte macroéconomique reste délicat. La prévision de croissance française pour 2026 a été abaissée à 0,5 %, tandis qu’une inflation de 2,1 % est attendue. Une nouvelle poussée durable de l’énergie pourrait fragiliser davantage cette combinaison en réduisant le revenu disponible des ménages tout en limitant la marge de manœuvre de la politique monétaire.