La séance d'ouverture à Wall Street a été marquée par des prises de bénéfices et un repositionnement des investisseurs après la publication des chiffres des prix à la production (PPI) pour août. Le PPI annuel est reparti à la hausse à +5,4% contre +4,8% en juillet, une accélération principalement attribuée au rebond des coûts énergétiques. Cette donnée a revigoré les anticipations d'un nouvel ajustement monétaire prochain.

Concrètement, le Dow Jones a perdu 88,8 points (-0,17%) pour s'établir à 52 291,85 au lancement, le S&P 500 a reculé de 41,6 points (-0,55%) à 7 594,74 et le Nasdaq Composite a lâché 232,3 points (-0,88%) à 26 021,052. Ces mouvements traduisent une aversion au risque immédiate, touchant plus fortement les valeurs de croissance sensibles aux taux d'intérêt élevés.

Parallèlement, la détérioration sécuritaire au Moyen‑Orient a fait remonter le prix du pétrole au‑delà de 100 dollars le baril. La hausse des coûts de l'énergie alimente l'inflation en amont des chaînes de production et renforce les pressions sur les marges et les prix à la consommation, ce qui complique la gestion de la politique monétaire pour les banques centrales.

Sur les places européennes, la séance s'est elle aussi déroulée sous tension, pénalisée par la hausse des prix de l'énergie et la progression des rendements souverains. Certaines valeurs technologiques ont toutefois divergé, tandis que des révisions d'analystes ont soutenu isolément des titres comme Meta à New York.