Le pétrole a franchi un nouveau seuil symbolique.
Le baril est repassé au-dessus de 116 dollars, retrouvant ses niveaux les plus élevés depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
Pour les investisseurs, cette hausse peut avoir plusieurs conséquences simultanées.
La première concerne l’inflation.
Un pétrole plus cher augmente le coût du transport, de l’industrie et d’une partie de la production agricole.
La deuxième concerne les banques centrales.
Si l’énergie ravive l’inflation, les baisses de taux peuvent être repoussées ou devenir plus limitées.
Enfin, les entreprises sont touchées très différemment.
Les producteurs de pétrole bénéficient directement de prix élevés.
À l’inverse, les compagnies aériennes, les transporteurs, certains industriels et les consommateurs subissent une augmentation de leurs coûts.
Le niveau du baril devient donc un indicateur transversal pour les marchés.
La question déterminante n’est pas uniquement de savoir si le pétrole peut encore progresser.
Il faut surtout savoir combien de temps un prix supérieur à 100 dollars peut se maintenir.
Quelques jours créent de la volatilité.
Plusieurs mois peuvent modifier les bénéfices des entreprises et la trajectoire de l’inflation.

