Les résultats du troisième trimestre 2026 d’Euronext ont dépassé les attentes sur la plupart des indicateurs, ce qui a permis au titre de limiter son recul dans une séance boursière négative. L’action cédait environ 0,5 % à 173,40 euros, tandis que le CAC 40 perdait près de 1 %. Cette résistance relative traduit surtout la solidité des chiffres publiés, davantage qu’un changement immédiat de tendance du marché.

Le groupe a dégagé un bénéfice net ajusté de 223,2 millions d’euros, en hausse de 32 %, soit 2,21 euros par action. L’EBITDA ajusté a progressé de 31,6 % à 364,2 millions d’euros, avec une marge de 66,5 %, en amélioration de 3,3 points. Les revenus et produits ont atteint 547,4 millions d’euros, en hausse de 24,9 %. Ces trois mesures dépassent le consensus, qui visait notamment 343,9 millions d’euros d’EBITDA et une marge de 65,1 %.

La progression provient de volumes de négociation favorables, mais aussi de l’intégration d’Euronext Athens et d’une diversification croissante des activités. Ce mélange est important pour l’investisseur. Les revenus liés au trading peuvent bénéficier de la volatilité, mais ils restent cycliques. Les métiers de conservation, de données, de cotation et de services technologiques peuvent rendre les résultats plus récurrents, à condition que les intégrations produisent les synergies attendues.

La direction a abaissé sa prévision de charges opérationnelles annuelles à 760 millions d’euros, contre 770 millions auparavant. Cette discipline financière, associée à un ratio de dette nette sur EBITDA ramené à 1,1 fois, soutient l’annonce d’un programme de rachat d’actions pouvant atteindre 350 millions d’euros sur douze mois à partir du 9 novembre. Le montant représente environ 2 % du capital. Un rachat peut améliorer mécaniquement le bénéfice par action, mais son effet dépendra du rythme d’exécution et du prix payé.

Pour l’actionnaire, la publication renforce donc le scénario d’une croissance rentable et d’une meilleure génération de capital. Elle ne supprime toutefois pas les risques. Une normalisation des volumes de marché réduirait le soutien du trading. L’intégration d’Athènes, les investissements technologiques, les exigences réglementaires et une valorisation déjà exigeante peuvent également limiter le potentiel boursier. Les prochains trimestres devront confirmer que l’expansion des marges repose sur des gains durables et pas seulement sur un contexte de marché porteur.