Le rapport du Département du Travail pour août révèle 162 000 emplois créés, bien au‑dessus des attentes de 56 000, tandis que le chômage reste à 4,1 %. Les révisions de juin et juillet sont particulièrement significatives : juin gagne 11 000 postes et juillet passe d’une perte de 23 000 à une création de 21 000, soit 55 000 emplois supplémentaires par rapport aux estimations initiales.

Ces ajustements changent la lecture du début d’été : loin d’un trou d’air, le marché du travail apparaît en décélération modérée mais sans dégradation brutale. L’emploi total atteint 162,75 millions, soutenu par l’arrivée de 683 000 personnes sur le marché du travail et une hausse du taux d’emploi rapporté à la population à 59,1 %. Le taux de participation remonte à 61,6 %, ce qui augmente l’offre de main‑d’œuvre et limite les risques immédiats de surchauffe salariale.

Les indicateurs de sous‑emploi se sont améliorés : le taux élargi passe de 7,9 % à 7,7 %. Les salaires horaires progressent de 0,3 % sur le mois et la croissance annuelle ralentit légèrement à 3,1 % contre 3,2 % en juillet, signe que les rémunérations continuent d’augmenter sans recréer une spirale inflationniste pour l’instant. La dynamique est portée par les services, tandis que certains segments comme l’hébergement de données et les médias reculent.

À dix jours de la réunion de la Fed, ces chiffres donnent à la nouvelle présidence de la banque centrale plus de latitude pour observer l’inflation avant d’agir. Le marché a déjà déplacé ses anticipations vers une probabilité accrue d’un relèvement le 16 septembre, mais la décision dépendra surtout de la lecture des prochaines données d’inflation.